lundi 2 mai 2016

L'ART DU CRIME : LA PRESSE EN PARLE (2)

Quelques jours après "Planches de sang", le tome 2 de "L'art du crime" arrive déjà en librairie. Le site Bulles de Mantes consacre un article à cet album :

L'art du crime T2 Le Paradis de la terreur, tuer pour créer ?
 
L'art du crime T2 Le Paradis de la terreur, tuer pour créer ?
Pour créer, beaucoup d'artistes pensent qu'il faut se transcender pour obtenir un état qui leur permettra d'exprimer leur intérieur. Bon nombre de substances, souvent illégales, auraient la particularité d'aider à atteindre cet état de transe mais ce n'est pas le chemin que va emprunter Hippolyte Beauchamp pour peindre ses toiles. Il aura fallu une rixe de fin de soirée, où il perdra d'ailleurs son meilleur ami, pour que la transe se réalise après qu'il ait commis un crime pour sauver sa peau. Le résultat ne se fait pas attendre : applaudissements, félicitations du milieu, et les commandes affluent ! Seulement, lui faudra-t-il recouvrer cet état de transe pour à nouveau retrouver l'inspiration qui l'a porté aux nues ? 
Après l’univers du neuvième art, thème du premier album de la série qui en comptera neuf, les scénaristes Olivier Berlion et Marc Omeyer consacrent l'art pictural et ce, de fort belle manière, en mettant en scène un jeune peintre provincial qui, voulant conquérir la capitale, va très rapidement se retrouver embarqué dans une spirale infernale. Les ingrédients de l'intrigue sont justement distillés pour un final des plus déconcertants. On ne présente plus le dessin réaliste d'Eric Stalner, riche en décors fouillés et en personnages singuliers, qui met particulièrement en valeur le scénario en magnifiant la vie parisienne du 19ème siècle.
Neuf arts, neuf crimes, une vie, l'accroche laisse augurer une série qui ne laissera pas le lecteur indifférent: Le Paradis de la terreur, deuxième opus, n'y déroge pas.
 
Bernard LAUNOIS

jeudi 14 avril 2016

LE JUGE : TOME 2 DEMAIN EN LIBRAIRIE !

Riche actualité pour Olivier Berlion ce mois-ci : quelques jours seulement après la sortie du fabuleux tome 1 de L'ART DU CRIME, c'est au tour de sa série consacrée au Juge Renaud de débarquer chez les libraires ce vendredi 15 avril. Ne manquez le deuxième volume (je vous rappel que la série en comptera 3) de ce biopic incontournable sobrement intitulé "LE JUGE" !
 
Résumé de la série :
 
"L'assassinat du juge Renaud, en 1975, reste l'un des plus grands scandales de la Ve République : dix-huit ans d'instruction n'ont pas suffi pour faire éclater la vérité. Au moment des faits, le magistrat, personnage haut en couleur et ancien héros de la Résistance, enquêtait sur les liens entre la Mafia – via le gang des Lyonnais, au centre de cet épisode – et le monde de la politique. Il soupçonnait ainsi le financement d'un parti grâce, notamment, au fameux casse de Strasbourg (11 millions de francs dérobés !). À la fois documentaire et fiction."

mardi 12 avril 2016

L'ART DU CRIME : LA PRESSE EN PARLE (1)

Comme le site Ligne Claire, qui a consacré hier ce court article aux deux premiers tomes de la sortie (tome 2 à paraître ce mois-ci) :

Berlion et Omeyer: L’Art du crime et la preuve par neuf chez Glénat


Olivier Berlion
Le projet date de 2012. Marc Omeyer, scénariste formé à l’écriture cinématographique dont c’est la première incursion dans la BD, et Olivier Berlion (Le Juge, Tony Corso) sont aux commandes. L’Art du crime raconte neuf intrigues qui ont toutes en commun d’avoir comme thème un des arts majeurs. Des histoires hors normes indépendantes, noires, mais qui pourraient bien avoir un lien. Lequel ? Le narrateur, les faits, les époques ? Allez-savoir. Berlion et Omeyer, avec les deux premiers albums, tirent en finesse les ficelles d’une dramaturgie surprenante et séduisante. Cet article est aussi au sommaire du mensuel ZOO d’avril.

 Jean-Laurent TRUC

L’Art du crimeIls se sont rencontrés par hasard dans un festival en 2012 et ont sympathisé. Marc Omeyer a raconté à Olivier Berlion une drôle d’histoire qui l’a emballé sur des planches de BD disparues et dans la foulée une seconde sur un peintre dont le génie ne pouvait s’exprimer que si il tuait. « J’ai eu une évidence », intervient Olivier Berlion. « Il fallait explorer les autres arts de cette façon, en aborder toutes les facettes, parler d’un producteur comme d’un auteur, d’un critique ou d’un fan, en faire un ensemble cohérent ». L’Art du crime venait de naître. « On a trouvé le titre rapidement » ajoute Berlion. Marc Omeyer écrit des scénarios depuis toujours, une passion très liée au cinéma. « Avec Olivier on a vraiment monté un projet d’auteurs. Le cœur de nos histoires c’est l’écriture qu’il fallait travailler avec patience. On a écrit les pitchs en quelques mois. Neuf crimes, neuf histoires, neuf arts, neuf albums. Olivier avait parfaitement senti la ligne éditoriale». Omeyer et Berlion ne se sont rien interdits, se baladant à travers toutes les époques, de la Grèce antique pour la sculpture aux Pirates des Caraïbes pour l’architecture, à la Russie tsariste pour la poésie, s’appuyant parfois sur des faits historiques. « On a beaucoup peaufiné la cohésion des récits » se souvient Berlion, écrivant plusieurs versions si nécessaires. « Il fallait que ce soit émotionnellement parfait. Que toutes les pièces trouvent leur place. J’avais moi plus d’expérience pour la mise en page». Marc Omeyer parle lui de « fluidité et un critère simple : une bonne idée s’impose à tous ». Dernier obstacle, trouver un éditeur. Glénat a été emballé par L’Art du crime. L’aventure pouvait commencer.

L’idée de départ est primordiale

Deux albums sortiront en avril. Le premier, Planches de sang, est dessiné par Olivier Berlion. « C’est l’éditeur qui me l’a demandé alors que j’étais beaucoup plus axé sur la co-scénarisation avec Marc. Je ferai aussi le dernier ce qui correspond à une certaine logique que l’on découvrira ». Le rythme de parution sera de deux albums tous les six mois. Le tome 1, Marc Omeyer le définit comme « fondateur. Le second qui est dessiné par Éric Stalner donne le ton de la ligne éditoriale ». Après Stalner il y aura pour les autres albums Eric Liberge, Pedro Mauro, Karl T, Fabrice Druet, Marc Bourgne et Steven Lejeune. Un album par auteur. Dès le départ Omeyer et Berlion voulaient que chaque album ait sa signature propre. « Je découvrais une écriture très différent de celle du cinéma », avoue Omeyer. « En BD l’idée de départ est primordiale. Au cinéma c’est la fin et au milieu du récit il faut un évènement qui fait tout basculer. J’ai appris le découpage en BD et cela a été une révélation obligeant à revenir souvent sur l’écriture ».
Chaque album pourra se lire indépendamment des autres même si bien sûr on peut parler de fil rouge sous-jacent dès la fin du tome 1. Les Planches de sang racontent aux USA la traque par un fan dans les années soixante-dix des pages disparues et jamais publiées d’une BD mythique, La Piste de Mesa Verde. Rudi Fletchter ira jusqu’à tuer pour les retrouver, seul moyen pour lui d’être enfin libre. Façon de parler, on le verra. Omeyer et Berlion sont des scénaristes très astucieux, un des intérêts majeurs de L’Art du Crime qui, comme le dit Berlion, « n’est pas un concept classique. Il y a du suspense, une ambiance polar mais c’est un ensemble ». « Pas un feuilleton » comme le précise Omeyer. Christian Favrelle a donné aux couleurs de l’album une belle ambiance comics.

L’Art du crimeAvec Éric Stalner pour Le Paradis de la terreur, le tome 2, un peintre ne trouve l’inspiration et le talent que grâce au meurtre. Jusqu’où ira-t-il dans ce Paris du milieu du XIXe où il est devenu un génie de la peinture ? Art créateur et violence s’opposeront au long des neufs albums. Omeyer et Berlion se sont laissés porter par le projet. « On a évacué nos tic respectifs pour trouver une écriture commune, accorder la musique avec les dessinateurs pour les laisser s’exprimer ». La partition est réussie. Berlion sortira aussi en avril le tome 2 du Juge. Quant à Marc Omeyer on devrait le retrouver très vite sur d’autres titres BD.

mercredi 6 avril 2016

AUJOURD'HUI EN LIBRAIRIES !

Le tome 1 de "L'ART DU CRIME" paraît aujourd'hui !
 
 
Manhattan, 1972. Art Blumenfeld, un vieux milliardaire philanthrope qui a fait fortune dans le cinéma, envoie une lettre à Nora Hathaway, une jeune métisse indienne, pour la presser de venir le retrouver à New York. À l’intérieur de l’enveloppe se trouve également l’exemplaire d'une BD culte parue dans les années 1940 : La Piste de Mesa Verde, dont l'auteur Curtis Lowell est mort accidentellement. Un album inachevé qui nourrit depuis des années l’obsession de Rudi Boyd Fletcher. Lorsque Nora arrive chez Blumenfeld, le vieil homme est déjà mort, victime de la folie d’un homme et de sa quête sanglante... Arrêtée par la police et accusée du crime, Nora ne pourra compter que sur un homme : John Stoner dit Snail, un flic atypique. Il est le seul à la croire. Mais pour la sauver, Snail va devoir pourchasser Rudi et pour cela, partir lui aussi à la recherche des cinq planches manquantes. Si elles existent...

mercredi 16 mars 2016

LE JUGE tome 2

LE TOME 2 DU JUGE PARAÎT LE 15 AVRIL !
 
Avril sera donc un mois chargé en nouveautés pour Olivier Berlion, avec les sorties de trois tomes : "L'art du crime" tome 1 et 2 (Eric Stalner au dessin de ce second tome), et "Le Juge - la république assassinée" tome 2.
 
Voici le résumé de l'éditeur et quelques pages de ce prochain album :
 
"L'assassinat du juge Renaud, en 1975, reste l'un des plus grands scandales de la Ve République : dix-huit ans d'instruction n'ont pas suffi pour faire éclater la vérité. Au moment des faits, le magistrat, personnage haut en couleur et ancien héros de la Résistance, enquêtait sur les liens entre la Mafia – via le gang des Lyonnais, au centre de cet épisode – et le monde de la politique. Il soupçonnait ainsi le financement d'un parti grâce, notamment, au fameux casse de Strasbourg (11 millions de francs dérobés !). À la fois documentaire et fiction."
 




 
 
 

mardi 15 mars 2016

L'ART DU CRIME : LA PRESSE EN PARLE (1)

A quelques semaines de la parution du tome 1, le site ONE COFFEE, ONE SCRIPT, consacre déjà un bel article à "L'ART DU CRIME".

 

L’Art du Crime : lancement le 6 avril.

 
Tout commence en 2012. Par une rencontre avec Olivier Berlion au Festival des Scénaristes de Valence. Une idée, une autre puis s’ébauche un projet fou. Un projet en 9 albums, chacun dédié à un art, évoquant le vertige, la quête d’absolu d’un artiste. Et la violence meurtrière qui la contraint, l’empêche, ou au contraire parfois l’accompagne.

Ce rêve fou, dont l’architecture s’articule autour de Rudi, figure centrale du projet, un homme va le partager : Franck Marguin, et avec lui toute l’équipe de Glénat. Vont s’ensuivre 4 ans d’écriture, 4 longues années de patience et de passion pour peaufiner avec Olivier les scénarios des 9 albums.
 
Bande dessinée, peinture, architecture, sculpture, cinéma, littérature, musique, théâtre et audiovisuel. Et à chaque fois, l’envie d’aller au bout du récit, des personnages, des enjeux propres à chaque art.
Un long chemin dans l’ombre, une plongée totale dans l’écriture en duo de l’Art du crime, guidés seulement par l’amitié, l’envie partagée de se dépasser…et l’âme de Rudi, gardien sombre et solaire.
 
Puis ce fut l’heure d’étoffer l’équipe, de fédérer d’autres talents pour venir apporter à leur tour leur âme et leur univers, pour faire de chaque album une aventure graphique unique.
Un à un, emportés par l’aventure, sont venus nous rejoindre Éric Stalner, Pedro Mauro, Éric Liberge, Karl T, Fabrice Druet, Marc Bourgne et Steven Lejeune. Chacun venu apporter une signature visuelle unique, sa signature d’artiste, sa « patte », son œil et sa sensibilité.
 
Pour les tomes 1 et 9, un choix naturel qui apparait d’emblée : qui d’autre qu’Olivier pour mettre en images les moindres nuances de ce récit, les ombres et les lumières de ce parcours au bout de soi-même ?
 
Le résultat ?
Planches de sang, le premier tome, consacré à la bande dessinée qui devient ici non pas le 9éme mais le premier des arts.
Avec à la mise en couleurs Christian Favrelle, qui apporte à ce tome 1 une contribution exceptionnelle, en revisitant les comics américains pour faire vibrer l’approche graphique d’Olivier à chaque case du récit.
Et qui nous a en prime régulièrement réchauffé le cœur par sa sagesse et sa bonne humeur…
 
L’Art du Crime. Neuf arts, neuf crimes, une vie.
Des univers différents à chaque album, une série où chaque récit est indépendant, mais une arche narrative d’ensemble, qui vous accompagnera jusqu’à l’ultime révélation du tome 9.
 
 
Le 6 avril prochain, vous avez rendez-vous avec Rudi.

jeudi 10 mars 2016

L'ART DU CRIME : tome 1 et 2 en avril

Le 06 avril paraîtra le 1er tome de "L'art de Crime", suivi très rapidement du tome 2 dès le 20 avril, ce second tome étant dessiné par Eric Stalner :
 
 
"Neuf arts. Neuf crimes. Une vie.
Rikers Island. Etats-Unis. 1973. Du fond de sa cellule, un serial killer condamné à perpétuité va aller au bout d'un projet narratif unique et insensé : 9 arts, 9 crimes, 9 histoires.
À travers une série de 9 albums qui explorent la fièvre créatrice quand elle devient vertige et engendre la folie meurtrière, L'Art du Crime va devenir le projet fou de cet homme, Rudi Boyd Fletcher.
Chaque album nous décrit une intrigue criminelle liée à l’un des 9 arts majeurs : peinture,  littérature, sculpture, cinéma, musique, architecture, théâtre, audiovisuel et, bien entendu, bande dessinée.
Chaque tome, réalisé par un dessinateur différent, possède ainsi son propre univers puisqu’il se déroule dans des lieux et époques variées. Mais au fur et à mesure des albums va se dessiner une arche narrative d'ensemble – du jamais vu en bande dessinée –, qui se révèlera pleinement au tome 9 et offrira à Rudi la liberté et la rédemption, dans une ultime révélation..."


lundi 22 février 2016

HISTOIRES D'EN VILLE : LA PRESSE EN PARLE

Même si l'article n'est pas récente (2009), voici une très belle critique consacrée à la série "HISTOIRES D'EN VILLE" parue sur le site "La BD En Bulles :


Histoires d’en ville / Berlion / Glénat / coll.Intégrale

Olivier Berlion est un auteur trop peu connu. Cette intégrale des trois tomes de « Histoires d’en ville » donne un bel aperçu de l’ampleur de son talent, même si l’on peut regretter le format réduit. Ce récit prend racine à Lyon, dans les quartiers pauvres. Un cadavre est découvert dans un terrain vague. Ce ne sera que le premier d’une longue série. Face à l’absence de lien apparent entre les victimes, la police pense à un tueur en série d’un type un peu particulier. Mais la vérité est ailleurs. Bien malgré lui, Alonso Rodriguez, un homme désoeuvré, va être impliqué dans cette affaire et en démonter les rouages. Karima, qui travaille dans un bar, en pince pour lui. Elle aussi va être engloutie par le tourbillon de violence sordide qui frappe implacablement. Il y aura aussi l’ancien flic, Gaby, le barman Bob et Franck, le voyou du coin qui bosse pour le sinistre Ange. Cette BD est magnifiquement écrite, sans fausse note. Le travail en couleurs directes accentue les ambiances lourdes et sombres à souhait. L’intrigue se complique de page en page, s’enfonçant crescendo dans le lugubre. Les événements s’enchaînent inexorablement et les protagonistes perdent tous pieds. Le dénouement arrivera avec une fluidité parfaite qui procure au récit son authenticité. Olivier Berlion signe ici un véritable chef d’œuvre du polar en BD: « Histoires d’en ville », par Berlion, aux éditions Glénat, collection Intégrale.

BD commentée par Marc Descornet

vendredi 5 février 2016

L'ART DU CRIME - PRESENTATION DE LA NOUVELLE SERIE PAR OLIVIER BERLION !

L'Art du Crime, 9 Arts, 9 Crimes, Une vie, commence à paraître le 2 avril aux Éditions Glénat. Une série de 9 albums co-écrite avec mon talentueux coscénariste Marc Omeyer, depuis bientôt 4 ans. 9 récits indépendants autour d'un art, d'un crime bien entendu et pourtant reliés entre eux. 9 arts et 9 univers différents de l’Amérique des années 70 à la Grèce antique en passant par la Cour de Louis XIV ou les prémisses de la révolutions russe. Je dessine "Planches de Sang" le premier album, sur la Bande Dessinée, plus précisément le comic's américain, car le récit se déroule aux états-unis en 1972. En voici quelques pages en avant-première. Les couleurs sont de mon excellent ami Christian Favrelle. Eric Stalner dessine le tome 2," Le Paradis de la Terreur" autour de la peinture dans le Montmartre de 1870, qui paraîtra à la même date.
 

 

 

mardi 5 janvier 2016

lundi 23 novembre 2015

INTERVIEW : 4ème et dernière partie

http://olivierberlion-interviews.blogspot.fr/2015/05/olivier-berlion-mai-2015.htmlFin de l'interview, avec, pour ces dernières pages, l'évocation de Destins, La Lignée, Dos à la Mer, et, pour terminer en beauté, Le Juge, nouvelle série dont le passionnant tome 1 est paru il y a quelques mois ! J'espère que ce long entretien vous aura permis d'en apprendre plus sur le début de carrière d'Olivier Berlion.  

lundi 26 octobre 2015

INTERVIEW D'OLIVIER BERLION : 3ème partie

http://olivierberlion-interviews.blogspot.fr/2015/05/olivier-berlion-mai-2015.htmlSuite de la passionnante interview réalisée en mai, avec les pages 7 à 10. Olivier nous y parle notamment de Tony Corso, Rosangella et Garrigue. A lire en cliquant sur l'aperçu ci-contre ! 

lundi 28 septembre 2015

INTERVIEW D'OLIVIER BERLION : 2ème partie

http://olivierberlion-interviews.blogspot.fr/2015/05/olivier-berlion-mai-2015.htmlAvec un peu de retard, voici la suite de l'entretien réalisé un peu avant l'été. Au cours de ces quatre nouvelles pages d'interview, Olivier aborde "Lie-de-Vin", les dessous sombres de sa première série en solitaire "Histoires d'en Ville", et ses plongées dans l'univers de Tonino Benacquista avec "Cœur Tam-Tam" et "La commedia des ratés". Bonne lecture et à très bientôt pour la suite !

mardi 15 septembre 2015

Interview d'Olivier Berlion - 1ère partie

http://olivierberlion-interviews.blogspot.fr/2015/05/olivier-berlion-mai-2015.htmlDans les semaines qui ont précédé la sortie du "Juge - la république assassinée", Olivier Berlion m'avait accorder de répondre à un long entretien, revenant ainsi sur l'ensemble de sa carrière. Voici aujourd'hui la première partie de cette interview, où l'auteur parle de ses débuts d'auteur de bandes dessinées. (à lire en cliquant sur l'aperçu ci-contre)

vendredi 11 septembre 2015

LE JUGE : LA PRESSE EN PARLE (3)

Après ces quelques semaines de vacances, nous voilà de retour pour vous tenir au courant de l'actualité d'Olivier Berlion. Nous continuons sur "le Juge", son dernier album paru, magnifique et passionnant, dont on attend la suite avec impatience.
L'article ci-dessous est paru sur le site STIMENTO fin juin, et devrais vous aider à vous convaincre d'acquérir au plus vite ce splendide ouvrage, si ce n'est pas déjà fait :
 
Bande dessinée : Le Juge tome 1, d’Olivier Berlion

Mort de Charles Pasqua et projection en plein air du film de Boisset Le Juge Fayard dit “Le Shériff” : parfait combo pour évoquer l’album de Berlion, Le Juge…

Il y a parfois dans l’actualité des hasards surprenants. Des conjonctions ironiques qui remettent l’histoire en perspective, et offrent à celles et ceux en ayant ignoré certains méandres, de singulières leçons de rattrapage. Dans les panégyriques déroulés sur la dépouille de Charles Pasqua (disparu lundi 29 juin), on rappelle plus ou moins pudiquement qu’il fut un autoritaire ministre de l’Intérieur, un homme de « dossiers » ainsi que l’un des fondateurs et vice-président du SAC. Le trop fameux Service d’action civique, une association gaulliste en théorie, une police parallèle dans les faits, recrutant des nervis pour faire entendre la voix de la matraque aux partisans de l’Algérie indépendante ou aux communistes. Ça, pour la version soft. Car dans les profondeurs des années soixante, le SAC « s’enrichit » de nouvelles recrues moins politiques, fraye avec le banditisme. C’est cela que Yves Boisset montrait dans son film, et qui lui valut d’être censuré : un « bip » retentissait à chaque fois que l’acronyme SAC était prononcé. Tourné en 1976, soit l’année suivant l’assassinat du juge Renaud, Le Shériff était une œuvre brûlante d’immédiateté, réactive et engagée : le cinéaste portait en lui la révolte, le désir de dénoncer. Il parlait à mots à peine voilés (d’où la censure…) du quotidien de ses spectateurs.


Le regard Berlion

Pour Olivier Berlion, l’histoire du juge François Renaud est personnelle. Né en 1969, le scénariste et dessinateur lyonnais est tout gamin lorsque le magistrat est exécuté. Mais l’avocat familial s’appelle François La Phuong, éminent ténor et grand ami de François Renaud, et le père d’Olivier connaît depuis l’enfance quelques protagonistes de cette histoire. Le contexte est favorable pour que l’auteur puisse déployer son talent en relatant les faits connus, mais aussi des hypothèses sur les zones d’ombre : rappelons qu’une ordonnance de non-lieu a été signée en 1992 par le juge Fennech — aujourd’hui député. Un album n’aurait pas suffi, Berlion en a donc prévu trois pour remonter, avec minutie, aux racines du drame. C’est ainsi toute une séquence d’histoire contemporaine qu’il entreprend de décrire, entremêlant son récit au présent (1968-1975) de flash-backs situés durant la Seconde Guerre mondiale. La Résistance réunissant à la fois des truands et des individus réglo en lutte contre l’occupant, une étrange fraternité a perduré après la fin des hostilité. D’où certaines « liaisons » si ce n’est dangereuses, à tout le moins préoccupantes, entre des politiques, des notables et le milieu. Lui-même résistant, mais avant tout commis de l’État (et pas du genre à mélanger les genres malgré ses manières de cowboy), François Renaud était ulcéré par ces familiarités plus fortes que la Loi.

Révélations et suite ?

Berlion ressuscite donc un Lyon d’antan où il n’était pas rare que politiques, gangsters, magistrats et journalistes se croisent dans des établissements de nuit — on découvre ainsi le célèbre Charles Béraudier, évoluer avec aise dans cette ambiance, comme s’il était le roi du bar Le Cintra. Étrange époque, à la fois pleine de tensions idéologiques (on voit, au passage, la naissance du Syndicat de la magistrature), et de crapulerie notabilisée ! L’analyse historique et sociologique effectuée par Berlion mérite à elle seule le détour ; elle est rehaussé de surprenantes découvertes. Alors que l’on croit avoir tout entendu, vu et lu sur le juge-martyr, voilà qu’il nous révèle l’idylle entre Renaud et Marie Peyronnet, alias Ulla, la future voix du combat des prostituées et de l’occupation de Saint-Nizier. Une dimension de complexité supplémentaire dans le portrait du magistrat, et du pain bénit pour un auteur. On comprend que deux tomes soient encore en chantier. D’ailleurs, la matière est tellement riche que Berlion envisage en rêve la possibilité d’un spin off centré sur l’un des truands, histoire d’avoir un contre-champ, un contrepoint. Mais cela ne sera possible qui si l’éditeur est convaincu par les résultats de la première série. Voilà une proposition que l’on ne peut pas refuser…

mercredi 1 juillet 2015

DOCUMENTAIRE SUR LE JUGE RENAUD CE SOIR SUR FRANCE 3

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur cette affaire, ne manquez pas le documentaire diffusé ce soir sur France 3 :
 
http://www.france3.fr/emissions/documentaires/diffusions/01-07-2015_338671
 
Assassinats, morts suspectes de ministres, fraudes, malversations impliquant des hommes politiques et coulisses du pouvoir, avec cette collection "Affaires d'état / Étranges affaires", France 3 propose une série de films documentaires sur des affaires d'Etat qui ont ponctué toute l'histoire de la Cinquième République.
Inconnues ou méconnues, ces affaires sont revisitées avec des éclairages contemporains, voire inédits, et une écriture innovante.
Ludique et accessible, cette collection propose de revenir d'une façon atypique sur l'Histoire contemporaine.

Le juge Renaud, dit "le shérif", est abattu dans la nuit du 2 au 3 juillet 1975 à Lyon. En France, c'est la première fois qu'un magistrat est assassiné depuis la Libération. Le pays est sous l'effet de choc.
A l'époque, le juge travaille sur des dossiers brûlants, des affaires de grand banditisme où il soupçonne l'implication et le financement de certains milieux politiques. Est-ce pour cette raison que l'on a voulu le faire disparaître ?

Le meurtre du juge Renaud ne sera jamais élucidé. L'affaire se conclut par un non-lieu.
Près de quarante ans plus tard, Francis Renaud, le fils du juge, revient sur la personnalité de son père étrangement maquillée par la presse de l'époque, et sur cette affaire d'Etat minutieusement transformée en fait divers.
L'enquête reconstitue toute l'histoire de ce drame politico-mafieux qui a marqué la société française des années 70.

Auteurs : Francis Renaud, Patrice Du Tertre
Production : Mano à Mano

jeudi 28 mai 2015

LE JUGE : la presse en parle (2)

Les articles élogieux sur "Le Juge" fleurissent un peu partout sur internet et dans la presse. Voici un article signé Gilles Ratier pour le site "Bd Zoom" :
 
 

L’assassinat du juge Renaud, dans la bonne ville de Lyon, en 1975, revient sur le devant de l’actualité grâce au premier tome d’une bande dessinée très bien documentée (1). Ce fait divers qui déboucha sur un scandale impliquant la justice, les politiques et le grand banditisme est ici minutieusement reconstitué, bénéficiant d’un graphisme soigné, d’une narration solide et de dialogues qui sonnent juste.

juge-le-la-republique-assassinee-tome-1-tome-1-3Vu la compilation d’informations et la juxtaposition habile de toutes les pièces du puzzle, la fiction proposée par Olivier Berlion nous paraît même, historiquement, totalement plausible.
 
Encore tout auréolé par son passé de résistant, François Renaud prend ses fonctions de premier magistrat du chef-lieu de la région Rhône-Alpes en 1966. Après quelques succès à mettre à son actif, il sera chargé des plus grosses affaires criminelles et sera plongé dans toutes les entrailles de la pègre lyonnaise. Grande gueule, franc-maçon et coureur de jupons, aussi courageux qu’incorruptible — on le surnommera très vite Le Shérif –, il va devenir la cible privilégiée des gangsters mégalos et des politiciens pourris.
 
Ce premier opus restitue parfaitement l’ambiance et l’esprit particuliers des années soixante-dix qui imprégnaient alors cette ville secrète aux traditions florentines qu’Oliver Berlion connaît bien, puisqu’il est lui-même Lyonnais. S’étant appuyé sur des photos et des vidéos de l’époque, ainsi que sur les archives des quotidiens locaux, le dessinateur du « Cadet des Soupetard », de « Lie-de-vin » ou de « Tony Corso » réussit à fort bien mettre en scène la vie intime et publique de ce juge qui sortait de l’ordinaire, essayant, à sa façon, de rétablir la réputation d’un homme manifestement intègre et honnête.
 
Gilles RATIER 
 
(1) Le sujet semble en effet dans l’air du temps, puisque, sans ne s’être aucunement consulté avec Berlion, Étienne Davodeau, l’auteur des BD-reportages « Rural », « Les Mauvaises Gens » ou « Les Ignorants », a également enquêté sur les eaux troubles de la Ve République et les barbouzes du SAC (Service d’action civique) avec l’aide de Benoît Collombat, grand reporteur à France Inter spécialisé dans l’investigation. Leur collaboration, initiée par la Revue dessinée, donnera lieu à un album qui sera bientôt édité chez Futuropolis sous le titre « Cher Pays de notre enfance », et dont le premier épisode sera, justement, consacré lui aussi à l’assassinat du juge Renaud.

mardi 26 mai 2015

LE JUGE : la presse en parle (1)

Quelques jours seulement après la sortie du tome 1 du "Juge", le nouvel album d'Olivier Berlion fait déjà parlé de lui. Par exemple avec cette intéressante interview diffusée sur France 3 :
 
Olivier Berlion

samedi 23 mai 2015

LE JUGE : la chronique de Jean Philippe-Lefèvre

Chronique BD.

Le juge par Olivier Berlion (Tony Corso)

Par Jean-Philippe Lefèvre pour Téléloisirs.fr
 
                                    
Chronique BD. Le juge par Olivier Berlion (Tony Corso)
 
                                                                   
Après La french au cinéma l’année dernière et qui relatait le combat du juge Michel contre la mafia de la drogue à Marseille, c’est une BD qui rend hommage à un autre juge lâchement assassiné, le juge Renaud.
 
Le pitch : En 1975, le juge Renaud est le premier magistrat de France à être tué depuis l'Occupation. En charge de dossiers brûlants, il était un homme au caractère bien trempé. Connu pour sa façon peu orthodoxe de s'occuper des affaires en instruction, il était surnommé « le Shérif »  ! La justice n'a jamais élucidé cette sombre histoire impliquant des politiciens, le SAC et le fameux gang des Lyonnais.
 
Ce que j’en pense : J’apprécie depuis longtemps le travail de l’auteur Olivier Berlion, notamment sur la série Tony Corso. Cette nouvelle série tient de la BD reportage tant on sent que l’auteur a, comme un juge, travaillé ces dossiers. Dès les premières pages, l’ambiance des années 60-70 et le  milieu du grand banditisme est reconstitué à merveille.
 
On lit ou pas : On connaît beaucoup plus l’histoire du juge Michel et pourtant celle du juge Renaud vaut le détour. Au delà de l’aspect réel et historique des faits, il y a cette grande aventure humaine dans le sillon d’un juge courageux, donnant à la justice de cette époque des lettres d’or. Une série, qui débute donc sous les meilleurs hospices. 
 

vendredi 22 mai 2015

LE JUGE tome 1 : aujourd'hui en librairie !

Nous y voilà : "Le juge, la république assassinée", tome 1/3, paraît aujourd'hui en librairie. Il ne reste plus qu'à foncer chez nos libraires préférés.