mercredi 30 janvier 2019

AGATA : DEUX ROUGH SUPPLEMENTAIRES

Le tome 1 de la nouvelle série "AGATA" est prévu depuis quelques semaines. Afin de prolonger le plaisir, je vous propose aujourd'hui deux rough supplémentaires issus de cet album :


Cliquez sur l'image pour accéder à la page "Agata".

mercredi 9 janvier 2019

AGATA : QUELQUES ROUGHS

C'est aujourd'hui que paraît AGATA. En attendant que les librairies ouvrent leurs portes, cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder à trois pages de roughs issues de l'album : 


mardi 8 janvier 2019

INTERVIEW SUR LE SITE LIGNE CLAIRE INFO

LIGNE CLAIRE INFO a publié hier cet entretien très intéressant d'Olivier Berlion à l'occasion de la sortie imminente d'Agata.

Interview : Olivier Berlion sur les traces de Lucky Luciano avec une nouvelle série, Agata

Olivier Berlion. Photo JLT ®
Olivier Berlion, on avait évoqué déjà ce travail sur Lucky Luciano lors d’une rencontre à la Comédie du Livre à Montpellier. Pourquoi ce choix, celui d’un personnage assez atypique ?
Au départ, je voulais faire un scénario sur les années 30. Sur la Prohibition et j’étais parti sur l’histoire d’une femme, Agata. Cela avançait moyennement. A un moment j’ai envisagé de lui faire croiser la route de Luciano.
Ce qui n’était pas l’option du début.
Non, c’était une femme qui menait sa vie, s’émancipait, immigrait pour une question d’avortement passible de prison à l’époque en Pologne. Ce qui est revenu aujourd’hui d’ailleurs. Les femmes étaient emprisonnées, patientes ou avorteuses. Agata finissait aux USA et elle rencontrait Luciano. Je ne savais pas trop quoi encore lui donner comme destin. Ce qui a été le déclic, en lisant la biographie de Luciano, c’est qu’il disait que s’il avait « réussi » dans les affaires, c’est qu’il ne s’était jamais laissé freiner par une relation amoureuse. En 36, il prend trente ans de prison et je me suis dit qu’il avait quand même rencontré avant au moins une femme à laquelle il aurait pu s’attacher.
Mais pour cela, il fallait passer par des chemins tortueux. Il y a comme base l’aventure mafieuse de Luciano. Vous avez romancé ou pas ?
Non tout est vrai pour Luciano. Il y a deux destinées parallèles qui se croisent. Elles sont à l’opposée. Alors que va-t-il se passer ?
Combien d’albums au total ? Le premier est costaud.
Quatre albums et 74 pages pour le premier.
On est dans les années trente, les grandes vagues d’immigration venues d’Europe, la Récession, la Maffia, et Lucky Luciano qui prend son envol. Pourquoi le surnom de Lucky ?
C’est un peu long en fait. Il est passé plusieurs fois près de la mort en particulier dans l’épisode que je raconte dans l’album avec Maranzano qui le torture et l’épargne. Il le dit dans ses mémoires mais personne ne le savait. Il est revenu vivant d’une balade avec ses ennemis mortels. Ce qui est rare. Donc le surnom de Lucky.
C’est un type qui a de la suite dans les idées. Il veut monter son empire, jouer la carte politique.
Je le prends à mi-chemin. Luciano a démarré au début des années 20. Il rentre au service de gros mafieux. Il y a deux parrains à New-York, Maranzano et Masséria. La guerre va durer trois ans et ça se finit par des règlements de compte que Luciano suscite. Dont la mort de Masséria pour lequel il travaille. Luciano travaille avec tout le monde et les histoires de maffia le fatigue. Il juge le coincent dépassé.
La documentation existe ou c’est un problème ?
Non, c’est assez facile. Il y a les mémoires de Luciano parues au milieu des années 70. Cela a été une bombe. Après il faut les prendre avec réserve car si on l’écoute c’est un saint. Mais la documentation fiable existe bien sûr.
Il y a une part de romanesque dans Agata ?
Pas trop. J’essaye de respecter la vérité historique comme avec Dutch, un mafieux irrespectueux que l’on voit dans le tome 1. Dustin Hoffman l’a joué.
On découvre aussi la rébellion des cimentiers polonais de New-York contre la maffia.
C’est une histoire que j’ai lu dans un bouquin. Luciano comprend quand la Prohibition va s’arrêter qu’il faut se diversifier. Donc il se met dans le légal mais avec des méthodes de mafieux. On devait construire la digue du New Jersey et le transport du ciment se pose. Mais une entreprise polonaise a refusé de se laisser racketter. C’est ce qui m’a permis de raccorder les fils avec Agata. Ils ont enlevé le fils du patron qui s’est couché devant les truands.
On ne dévoile pas le suspense mais Agata, par hasard, va se retrouver dans le circuit Luciano.
Oui, c’est ça.
Les influences cinématographiques ?
Il était une fois en Amérique, Cotton Club, des séries bien sûr.
Votre travail est traditionnel, l’écriture totale dès le départ, la couleur directe ?
Tout à fait, je travaille totalement en traditionnel. En fait j’avais écrit cette histoire que je n’aurais pas dû dessiner. Et puis ça ne s’est pas fait et j’ai repris le flambeau. Ce qui m’a frappé le plus c’est le politique et la maffia qui sont main dans la main. Cela remonte loin avec truquage des élections ou autre. Pour la couleur, j’ai changé et travaillé aux encres acryliques. Tout a été dessiné en noir et blanc. J’ai mis longtemps et recommencé les trente premières pages. Le prochain paraîtra dans un peu plus d’un an.
Agata, c’est une histoire d’amour ou un polar ?
Non, c’est une rencontre et un destin. On découvrira son passé. C’était pour moi l’occasion de raconter comment une femme sort du carcan patriarcal et va vivre pleinement.
Revenons sur L’Art du crime dont c’est la clôture. On va tout savoir ?
Oui, j’espère. Donc avec Marc on a tout réécrit cet été. Après il vaudra mieux avoir lu tous les albums depuis le début. Quand on est auteur il y a des évidences mais le plus dur en BD c’est que des informations non formalisées soient saisies par le lecteur. Que le texte ne cache pas une info importante.
Comment a marché la série ?
Moyennement mais je ne sais pas pourquoi. Je dirais que les gens ont été perdus par le double enjeu. Un peu long ? Le tome 1 était assez complexe.
Tony Corso rien de plus ?
Non. C’est arrêté.
Et sinon quoi d’autre ?
J’ai autre chose mais je ne peux en dire plus. Ce serait dans la lignée de Agata mais cette fois autour de la French Connection. Je le dessinerai seulement.

lundi 7 janvier 2019

AGATA : NOUVELLES RECHERCHES DE COUVERTURES

Aujourd'hui, deux jours avant la sortie de l'album, je vous propose deux recherches de couvertures pour le tome 1 de AGATA, dont une illustration finalisée.
Vous pouvez accéder à la page dédiée à la série en cliquant sur l'aperçu ci-dessous :


vendredi 4 janvier 2019

A PARAÎTRE : AGATA

Mercredi 9 janvier va paraître aux éditions Glénat le premier tome de la nouvelle série d'Olivier Berlion, prévue en 4 tomes : "AGATA : LE SYNDICAT DU CRIME".
Si les premières pages de l'album sont déjà visibles sur le site de Glénat, vous allez avoir l'occasion de découvrir sur ce blog les coulisses de l'album, en vous rendant sur la page AGATA spécialement créée pour l'occasion.
Vous y trouverez, au fil des jours et des semaines, des recherches de couvertures, des crayonnés, des recherches de personnages, ..., bref, tous les dessous de la création de la série.

Par ailleurs, je vous rappelle que la parution du dernier tome de "L'art du crime" est prévue pour le 13 février.





Voilà de quoi bien commencer l'année, non ? 





samedi 1 septembre 2018

L'ART DU CRIME : QUELQUES PAGES DU DERNIER TOME

Vous le savez, le dernier tome de la série "L'ART DU CRIME" sera dessiné par Olivier Berlion, qui avait déjà tenu les pinceaux sur le tome 1. Ainsi, la boucle sera bouclée.
 La sortie de cet album tant attendu se rapproche. En attendant ce grand jour, je vous propose d'admirer quelques unes des magnifiques planches dessinées par Olivier et superbement mises en couleur par le talentueux Christian Favrelle.







mercredi 29 août 2018

L'ART DU CRIME TOME 8 : ARTICLE DU SITE "LIGNE CLAIRE INFO"

Le site "LIGNE CLAIRE INFO" a mis en ligne ce petit article à l'occasion de la parution du tome 8 de "L'ART DU CRIME. Vous pouvez aussi retrouver cet article sur le site d'origine en cliquant ici :
La pression monte. L’Art du crime déploie son huitième épisode et ce sera l’épilogue au prochain album. Les très machiavéliques Olivier Berlion et Marc Omeyer abordent cette fois le théâtre, décor d’un nouveau meurtre et d’indices qui viennent s’ajouter aux autres disséminés dans les titres précédents. Les arts majeurs mènent la danse, macabre, avec un fil rouge depuis le tome un. Relisez-les, cette série dégage une alchimie très particulière, parfum de ces polars bien écrits, mis en scène, par généralement des auteurs britanniques. Berlion et Omeyer sont accompagnés cette fois par Steven Lejeune au dessin. Un trio efficace pour cette cavalcade vénitienne aux secrets mortels.
1700, Venise va retrouver Lavinia, sa diva, actrice impétueuse. Lorenzo, orphelin élevé par un prêtre, brûle de pouvoir jouer avec elle et va se présenter à ce que l’on n’appelle pas encore un casting. La belle Antonella, sa fiancée est jalouse. Lavinia doit jouer une pièce écrite par Donizetti, propriétaire du théâtre et depuis toujours amoureux de Lavinia. Venise reçoit l’actrice en grandes pompes. Elle est flanquée de son garde du corps, imprésario, le sombre Lasko. Lavinia joue un extrait de la pièce avec Lorenzo. Il est parfait, talentueux, mais la diva le récuse. Pourquoi ? Lavinia part à la rencontre du prêtre qui a recueilli bébé Lorenzo. Plus tard c’est Lasko qui aborde le curé et le tue devant Lorenzo.
On sait vite le fond de l’histoire, les liens entre le jeune acteur, l’auteur et la diva, tous fous de théâtre. On est dans un drame pur et dur. Ce qui est la moindre des choses. Shakespeare n’est pas loin. Les personnages sont attachants, émouvants aussi sous les ors vénitiens. L’amour est là, aussi, et vaincra peut-être la mort. Dessin bien en main de Lejeune. Reste un album pour que le puzzle se mette en place. Depuis le début on l’attend avec impatience.